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Conseils aux consommateurs pour crédit à la consommation

Les Directives concernant le crédit à la consommation fournissent une base à la protection des consommateurs dans la Communauté. Les consommateurs, grâce à la législation communautaire, bénéficient de droits bien établis. Cependant, la mise en oeuvre de cette législation ne sera effective que lorsque les consommateurs eux-mêmes seront conscients de leurs droits.

Le plus important d’entre eux, comme on l’a dit, est celui d’être pleinement informé. Si les consommateurs ou les organisations de consommateurs estiment que leurs droits n’ont pas été respectés, ils peuvent entamer une action.

Les Directives offrent les règles de base qui doivent être respectées dans les Etats Membres;

Les Directives offrent un mécanisme pour la mise en oeuvre des règles européennes sur l’offre de crédit, en donnant à la Commission européenne la possibilité de poursuivre devant la Cour de justice des Communautés européennes les Etats Membres qui manqueraient à leur obligation de mise en oeuvre des Directives dans le délai prescrit;

Les Etats Membres peuvent, sur leur territoire, établir ou conserver des mesures complémentaires et des réglementations visant à renforcer encore la protection des intérêts des consommateurs.

La plupart des plaintes émanant de consommateurs concernent les relations avec leur prêteur. Les législations nationales stipulent quelles sont les plaintes qui doivent être transmises aux tribunaux, à un organisme spécifique chargé des plaintes des consommateurs ou à une agence publique pour les licences. Pour plus de détails sur les agences consultatives nationales, voir l’annexe A.

Un droit à la protection

Les Directives sont une des formes de la législation communautaire. Une Directive est adressée aux Etats Membres. Elle les oblige à modifier leur législation nationale pour pouvoir réaliser l’objectif de la Directive. Les Etats Membres sont donc tenus de transposer dans leur droit national les dispositions des deux Directives sur le crédit à la consommation.

Des conseils pour Crédit auto

1/ Acheter à crédit : double vente pour le vendeur, double achat pour le client
Il est loin le temps où payer comptant avait la faveur des vendeurs de voitures. Aujourd’hui, un vendeur dans une concession préfère vendre une voiture à crédit puisque comme cela il vend 2 choses, une voiture et un crédit, et il touche 2 commissions. Quant au client, il achète 2 choses, et il paye donc 2 choses, une voiture et un crédit. Comme une voiture se choisit avec soin, un crédit aussi.
2/ Prenez en compte le coût total du crédit, et pas seulement le taux
Le législateur y a déjà pensé en rendant obligatoire sur tout contrat de prêt de faire non seulement le taux d’intérêt du prêt, mais également le taux effectif global annuel. Ce chiffre établi à partir de la somme de toutes les mensualités qui rembourseront le crédit, des éventuels frais d’ouverture et de fermeture de dossier, et des frais de timbre, mais il ne comprend jamais le montant des assurances faculatives, qui sont pourtant souvent indispensables.
3/ Pensez au pire
Par exemple le vol. Que se passe t-il si une voiture achetée à crédit est volée ? Si rien n’est prévu dans le contrat, le client sans voiture doit continuer à rembourser son crédit jusqu’à ce que son assurance le dédommage, et une fois l’argent de l’assurance obtenu, le client ne doit pas se contenter de rembourser à son prêteur la somme des mensualités restantes (souvent supérieures à l’indemnité versée par l’assurance), il doit aussi payer une pénalité pour interruption prématurée de contrat. La solution est de prendre une assurance contre le vol qui soit annexée au contrat de prêt. Cela demande bien sûr un supplément, qui sera d’autant plus élevé que d’autres garanties y seront associées : invalidité, décès, perte d’emploi…
4/ Cumulez un remboursement de crédit avec une petite épargne
Certains banquiers, jamais à court d’imagination pour obtenir de l’argent, ont eu l’idée d’associer un crédit auto avec un plan d’épargne. Cela peut ouvrir des facilités intéressantes pour celui qui a des moyens confortables. L’idée est que si un prêt prévoit une mensualité de remboursement de 400 euros, le client rembourse verse effectivement à son créancier 500 euros chaque mois. 400 euros servent à rembourser le prêt, et 100 euros servent à constituer un capital qui donnera au client le droit d’emprunter plus la prochaine fois, ou à un meilleur taux, ou quelque autre avantage…